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04.03.2022

Comment parler du monde ?
Depuis la publication en 2007 de son premier roman, Les Merveilles du monde, Célia Houdart construit une œuvre unique dans le paysage littéraire francophone. Ses personnages – photographe, musicien, étudiant en mathématiques ou apprentie sculptrice – se caractérisent par un regard légèrement décalé sur les choses et les gens, une perception affinée, qui métamorphose tout. Discrets, précis, denses et légers, ses livres sont des espaces de résistance contre ce qui voudrait qu’on se presse, qu’on résume, qu’on aille droit au but.
Après quatre romans publiés aux Éditions P.O.L., elle fait paraître en 2015 Éveil des oiseaux chez l’éditeur suisse art&fiction. Avec ce journal d’une résidence dans le parc Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville, l’autrice s’éloigne de la fiction. Elle poursuivra dès lors, parallèlement à l’écriture romanesque, des sortes d’enquêtes presque immobiles, à l’affût du moindre indice, du moindre éclat, comme dans Villa Crimée (2018). Son dernier livre, Journée particulière (2021), s’inscrit dans ce sillage. En cherchant inlassablement de nouvelles formes, c’est toujours la même question que semble poser Célia Houdart : comment parler du monde ?
À 18h30
Villa Médicis, Salle Michel Piccoli
Évènement en collaboration avec l’Istituto Svizzero
Entrée gratuite

Célia Houdart : après des études de lettres et de philosophie et dix années dédiées à la mise en scène de théâtre, Célia Houdart se consacre à l’écriture. Depuis 2008, elle compose en duo avec Sébastien Roux des pièces diffusées sous la forme d’installations ou de parcours sonores. Elle a été lauréate de la Villa Médicis hors-les-murs, du Prix Henri de Régnier de l’Académie française (2008) pour son premier roman Les merveilles du monde, du Prix Françoise Sagan (2012) pour Carrare et du prix de la Ville de Deauville Livres et musiques (2015) pour Gil.

Bruno Pellegrino : il est l’auteur de trois livres publiés aux Éditions Zoé : Comme Atlas (2015), Là-bas, août est un mois d’automne (2018), récompensé par le prix Alice Rivaz, le prix Écritures & Spiritualités et le prix François Mauriac de l’Académie française, et Dans la ville provisoire (2021). Il a été membre pendant dix ans du collectif littéraire AJAR. À Rome, il termine un recueil de textes autobiographiques et travaille sur son prochain roman, qui raconte la vie d’un pianiste entre la Suisse, l’Italie et les États-Unis.